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Considérations actuelles et tempestives

Etre ou ne pas être Charlie

8 Janvier 2015, 11:11am

Publié par Pascal Jacob

La tentation est grande pour beaucoup de rappeler l’adage : « qui sème le vent récolte la tempête ». Mais nous devons aller au-delà. Ce sont des hommes et des femmes qui sont morts, des familles qui sont en deuil, en particulier les familles des policiers tués et qui, eux, n’avaient en aucune façon cherché à susciter cette violence.

Etre Charlie, c’est dire à l’islam que le chrétien prie pour ses ennemis là où le disciple de Mahomet l’égorge : « Je vais jeter l'effroi dans les cœurs des mécréants. Frappez donc au-dessus des cous et frappez-les sur tous les bouts des doigts »(Coran, Sourate 8,12). Là où le Christ prêche les Béatitudes, le Coran prêche la mort : « Lorsque vous rencontrez (au combat) ceux qui ont mécru frappez-en les cous. Puis, quand vous les avez dominés, enchaînez-les solidement. Ensuite, c'est soit la libération gratuite, soit la rançon, jusqu'à ce que la guerre dépose ses fardeaux. Il en est ainsi, car si Allah voulait, Il se vengerait Lui-même contre eux, mais c'est pour vous éprouver les uns par les autres. Et ceux qui seront tués dans le chemin d'Allah, Il ne rendra jamais vaines leurs actions. » (Coran, Sourate 47,4).

Ne pas être Charlie, c’est reconnaître qu’il n’y a rien dans Charlie qui ne ressemble à de la pensée. Charlie ne propose que de la dérision, de la calomnie méchante et gratuite, dont les chrétiens sont le plus souvent la cible. Or le mépris le plus absolu de la vérité, la croyance que l’on peut tout dire est proche cousine de la croyance que l’on peut tout faire. La violence de l’islam se nourrit ici de la violence que le cynisme de Charlie nous sert depuis des années. Et pourtant, nous n’avons pas le droit de dire « c’est bien fait pour eux ».

Ainsi le monde ne se divise-t-il pas en deux catégories : les méchants barbares et les héros de la liberté de pensée. L’islam porte en lui les germes de ce poison, il serait temps d’ouvrir les yeux là-dessus. La formule magique « padhamalgam », ressortie à l’occasion d’une attaque contre un journal pour qui tous les prêtres étaient représentés comme des pervers sexuels, n’a pas le pouvoir de dissoudre ces germes. La liberté d’expression et de pensée est précieuse, mais il est ridicule de vouloir élever Charlie au Panthéon littéraire et de considérer soudain l’insulte et la calomnie comme le sommet indépassable de notre culture et la forme la plus aboutie de la liberté de l’esprit.

De la même façon, la frontière entre « être Charlie » et « ne pas être Charlie » me traverse, et je préfère dire que je suis chrétien, n’en déplaise à Charlie et aux disciples de celui qui enseigne : « Après que les mois sacrés expirent, tuez les associateurs où que vous les trouviez. Capturez-les, assiégez-les et guettez-les dans toute embuscade. » (Coran, Sourate 9,5).

Il s’agit maintenant de tirer sérieusement les conséquences politiques de ces évènements, en renonçant à l’angélisme aussi bien qu’à un rejet généralisé des musulmans. C’est une autre affaire, que l’on soit ou non Charlie.

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Pascal Jacob 08/01/2015 18:57

Parce que, Claudine, ces versets étant postérieurs aux versets pacifiques, ils sont censés les abroger. Mahomet enseigne que, lorsqu'ils sont minoritaires comme c'est le cas dans la période mécquoise des premières sourates, les musulmans doivent se montrer pacifiques. En revanche, il doivent se montrer offensifs lorsqu'ils sont en force, comme dans la période médinoise.

onfray 08/01/2015 13:57

pourquoi ne citer dans le Coran que les versets vengeurs que l'on trouvent dans la Bible .

"l'Algérie et l'Islam pour moi c'est autre chose, c'est un corps et une âme...........Et toi aussi , ami de la dernière minute , qui n'aura pas su ce que tu faisais . Oui,pour toi aussi ,je veux ce merci et cet A-DiIEU envisagé par toi . Et qu'il nous soit donné de nous retrouver , larrons heureux en paradis , s'il plaît à dieu, notre Père à tous deux . Amen! Inch'Allah!" P;Christian de Chergé